Lundi 18 août 2008 1 18 /08 /2008 09:56

Salut à tous.

Ca y est ! cette formidable aventure qu'était le voyage Aquaba est bel et bien finie, le projet continue avec la rédaction du dossier et les présentations de notre retour.
Les 3 aventuriers se sont quittés dimanche matin après un week end passé en compagnie de quelque uns de leurs amis venus à Voglans pour les acceuillir.



Pour cet article, peu de discours mais beaucoup de photos plutot droles.

Et surout un BILAN en chiffres :

Le projet Aquaba aura été :

- 5 mois et demi de voyage à travers l'Afrique


- 5 pays africains étudiés


- 71 personnes travaillant dans le domaine de l'assainissement  rencontrés durant le voyage et à qui nous allons envoyer le compte rendu de notre projet.

(Mathilde et Maïga en arriere plan essayent d'etre sur la photo qui était, à l'origine, prise pour les montrer.)

- 25 000 km parcourus à bord d'une 205 de 1987 à travers l'Europe et l'Afrique


- 3 amortisseurs changés pendant le périple


- 10 pays au moins traversés durant le voyage


- 57 endroits (et seulement endroits, pas lits) où nous avons dormi


- des litres de sueurs transpirées sur les fauteuils de la voiture


- des centaines de litres d'eau minérale achetés 

 
- des milliers de souvenirs pleins la tête


- quelques kilos perdus par chacun des aventuriers


- quelques kilos de souvenirs emportés





Merci à tous les lecteurs...





Par Aquaba
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander
Vendredi 1 août 2008 5 01 /08 /2008 19:40
Tout est dit... Nous sommes maintenant au Maroc mais on vous met quand même les photos de la Mauritanie...






et la plus belle....

Sinon le voyage se passe toujours bien, hier on a juste passé 5h à passer la frontière Mauritano-Marocaine avec à la clé une fouille complète du véhicule, et là on a béni la voiture d'être si petite: on s'est rendus compte qu'on avait pas tant de bazar que ça...

Enfin voilà les petites nouvelles!

Par Aquaba
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander
Mercredi 30 juillet 2008 3 30 /07 /2008 11:34
Salut la compagnie!

Nous voilà sur la route du retour et on voulait mettre quelques photos de la route de l'espoir que nous avons parcourue jusqu'à Nouakchott d'où on vous écrit. SAUF qu'il nous est impossible de mettre les photos ici: déception parce que ça valait vraiment le coup!

Alors à la prochaine!


Les Aquabas
Par Aquaba
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Lundi 21 juillet 2008 1 21 /07 /2008 20:00

Comme l'annonçait l'article précédent le Togo aura été un échec pour toi public : 1 article publié (au Ghana en plus) en 3 semaines dans le pays, on vous avait habitué à mieux. Mais comme le stipulait aussi l'article précédent nous avons de multiples circonstances atténuantes.

Ainsi nous voici sur le chemin du retour, nous avons franchi la frontière burkinabé hier et de ce fait quitter le Togo définitivement (en tout cas pour ce voyage).

 

Revenons tout de même sur cette dernière semaine au Togo et ce week end à Accra chez Maxence.

 

Nous avions décidé d'aller au Ghana au transport en commun, en effet nous voulions pour au moins le temps d'un week end connaître les joies des gares routières africaines et des humeurs de chauffeurs africains.


Nous avons donc abandonné la voiture à Tomegbé qui se situe à 10 km de la frontière ghanéenne, pris trois taxi motos jusqu'à la frontière et passé la frontière A PIED : une première pour les équipiers du projet Aquaba.

Il nous a fallu un petit temps d'adaptation pour passer des francs CFA au ghana Cidis, le temps de prendre notre premier taxi juste après la frontière en fait (taxi qui nous emmenait à la ville ghanéenne la plus proche.).

Dans cette petite ville anglophone (et oui au Ghana on parle anglais) nous avons sauté dans le premier (et le seul je présume) tro-tro (sorte de mini bus) qui allait à Accra. Il était 8h et nous étions les second à réserver nos places dans le véhicule...

1h30 plus tard le copilote n'arrêtait pas de crier « last one, last one »  indiquant qu'il ne restait qu'une place libre dans le tro tro avant qu'il ne parte.

45 min plus tard, à 10h15, le bus plein nous prenions la route.

Mais les choses étaient trop simples, 15 km plus loin un nouvel arrivant faisait son entrée dans le car : un bouc. Placé juste derrière la banquette du dernier rang c'est à dire celle des 3 étudiants français s'étant mis là pour être au calme, il puait le bouc (d'où l'expression) et a crié pendant tout le voyage.


Bref nous sommes arrivés à Accra exactement à l'endroit où Max nous avait dit vers 15h.

Nous avons retrouvé Max sortant du boulot, plutôt bien habillé et content de nous voir.

Ha Oui, arrivé à Accra nous avons eu un choc : des autoroutes, des feux tricolores, des centres commerciaux, des boutiques européennes... bref presque comme une téléportation en Europe.

Max est donc en stage chez Nestlé pendant 6 mois à Accra. Apparemment il s'emmerde un peu au boulot mais il est logé au frais de la princesse avec tout le confort qu'il désire.

En effet il loge dans une grande maison avec plusieurs autres stagiaires de Nestlé où piscine, billard internet, télé avec le satellite français peuvent occuper ses moments d'ennui. Nous en avons donc largement profité durant notre week end chez lui.

Max avait de grands projets d'évasion pour ce week end (week end sur l'ouest de la côte), mais finalement nous avons passé notre week end à Accra.

Nous avons tout de même passé un très bon week end avec Max comme guide de la ville (hein Max...). Au programme beaucoup de piscine, un peu d'alcool pour les hommes, une séance de foot pour Max et moi (Ben) assez difficile alors que Mathilde et Gaël se sont baladés au jardin botanique de l'université, une visite d'Accra et de sa plage et le 14 Juillet chez l'ambassadeur.

 

Et oui nous sommes allés passer le 14 Juillet à la maison de l'ambassadeur de France à Accra où une garden party était organisée. Sous présentation d'un passeport français (ça nous avions) et d'une tenue correcte (ça Max et ses coloc nous ont filé) vous pouviez entrer.

La grande classe : champagne, vin rouge, fromage, saucisson, petits fours, et pâtisseries à gogo ont rythmé cette soirée et tout ça au frais du gouvernement français. (Merci Max d'y avoir pensé)

 
Voilà ce qui a clos notre week end chez notre pote, mardi nous avons repris la route direction le Togo. Je vous passe le détail de toutes nos aventures routières du retour mais Gaël a compté que nous avions emprunté 8 véhicules différents pour rejoindre le village de Tomegbé, pour un peu plus de 300 km c'est pas mal.

 
Arès une grosse nuit de sommeil dans le village nous reprenions le route pour le nord du pays et nos derniers rendez vous assainissement togolais. Nous sommes allés à Sokodé où un projet de traitement des boues de vidanges des fosses septiques est en train de se mettre en place.

 

La saison des pluies se fait de plus en plus ressentir, il fait gris, il pleut souvent et il fait donc plus frais.

 

Comme le disait le début de l'article, nous sommes en train de traverser le burkina Faso.

La voiture sera vérifiée à Bobo Dioulasso avant la grande remontée vers le Nord et nous devons prendre nos visas mauritaniens à Bamako au Mali.

 
 

Par Aquaba
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Lundi 14 juillet 2008 1 14 /07 /2008 13:07

Bientôt 2 semaines que nous sommes au Togo, et voici le premier (et probablement unique) article blogesque...


CEPENDANT, nous avons des circonstances atténuantes: la connexion ici (quand elle existe) est vraiment, vraiment très lente, et même dans la capitale (Lomé) où nous sommes restés quelques jours et où, pour le cas, la connexion est établie; l'accès à un cyber café correct reste une grande aventure car en effet le Togo ne payant pas sa facture d'électricité à son voisin Ghanéen, les coupures sont plus que récurrentes, et ce, depuis 2 ans.

Bref, avec tout ça pas trop le temps de faire marcher le PC et d'écrire des articles...

Pour reprendre les choses depuis le début, nous avions quitté le Burkina vendredi 27 juin, et arrivions samedi soir à Lomé après deux jours de traversée de ce petit pays tout en longueur (pas plus de 150 km de largeur sur 700 km de long).

Au programme: retrouver la fraîcheur de la côte et le climat tropical, la verdure abondante qui le caratérise et ... la pluie! En effet notre arrivée au Togo ressemble un peu au désormais célébrissime « Bienvenue chez les Cht'is » étant donné qu'à peine passé la frontière une ENORME averse éclate. Depuis cette satanée pluie ne nous a plus quitté: un jour sans est devenu rare...

Alors, arrivée à Lomé disions nous, qui comporte son lot de dépaysement aussi: des rues incroyables (90% de celles ci ont des énormes ornières tous les 2 m dont une de ces ornières pourrait être inscrite au livre des record: il s'agissait tout simplement d'un immense trou d'au moins un mètre trente de profondeur et 2 mètre de diamètre, tout ça au détour d'une rue), une circulation folle (et les conducteurs Togolais sont aussi patients au volant qu'en France), des 2 roues qui ont eu leur permis dans un paquet surprise, des vendeurs de glace tous les 50 m qui pour se faire signaler ont un klaxon assez strident, que dire d'autre... des panneaux de signalisation absents ce qui fait qu'au moment de s'engager dans une rue on regarde la tête des gens et si on se fait hurler dessus dans les 3 premiers mètres, alors on s'est trompé: c'est un sens interdit... Et puis assez folklo aussi , beaucoup, beaucoup de rues qui portent le noms d'hommes politiques français, colonisation oblige... (cela était aussi le cas dans les autres pays que nous avons traversé, mais à chaque fois ces noms avaient été remplacés) ici les liens franco-togolais ont l'air assez fort, et pas spécialement pour le bonheur des populations.


Après ça nous souhaitions rester le moins de temps possible à Lomé parce que notre séjour prolongé à Ouaga nous avait plutôt vacciné des grandes villes... Nous sommes donc juste restés le temps de régler un peu de paperasse (nos visas togolais et Ghanéen puisque nous allons voir Max à Accra ) et deux trois rendez vous qui nous ont un peu mis dans l'ambiance; au Togo l'assainissement tend vers epsilon...

Le temps aussi de rencontrer Frankie et Julien un couple de voyageur francais avec qui nous allons entreprendre la traversée du désert fin juillet début Aout.


Ha Oui Gaël a aussi rencontré le seigneur, grace à Sylvanus un missionaire togolais plutot perché. (photo à venir...les photos de Lomé ne sont pas encore télécharger.)



Nous nous sommes donc empréssés de quitter cette capitale plutot mal en point pour gagner le village de Tomegbé dans lequel Tonio un ami de l'ENSAIA a passé 6 mois de stage sur le jatropha, plante dont l'huile des graines peut remplacer le carburant.

C'est en réalité Dieudonné son maitre de stage, président de l'association ASMERADE http://asmeradetogo.free.fr/

qui nous a invité en ne sachant pas que nous étions des amis de Tonio.

Nous avons accepté volontiers et avons alors découvert un petit coin de paradis au Togo.

Le village de Tomegbé est certes difficile à atteindre à cause de la mauvaise qualité du goudron mais le jeu en vaut la chandelle, c'est un petit village situé au milieu des montagnes togolaises où les gens sont très acceuillants. Une rivière traverse Tomegbé où il est très agréable d'y prendre le petit déjeuner et à une petit de marche se situe la plus grande cascade du Togo.


Le Week end où nous sommes arrivés dans le village se tenaient les funérailles du ministre de l'intérieur togolais, enfant du village.

Des grands noms étaient attendus nottament le président en personne (qui n'est finalement pas venu mais nous avons vu le premier ministre). Le village était alors en grand chantier : tout d'abord la route pour rejoindre le village avait été rénovée pour l'occasion (et seulement pour l'occasion car les trous sur la routes ont été bouchés avec de la terre = pas très durable en saison des pluies mais c'est pour le confort des ministres...), une grande première aussi au village : l'électrification. Pour cet évenement un énorme générateur alimentait les rues, l' église et les commerces de tout le vilage. Dieudonné n'en revenait pas.

A part toute cette mascarade autour de cet évenement, nous avons assisté à de très belles cérémonies qui ont duré tout le week end. Vendredi soir le village a chanté toute la nuit au rythme de la fanfare traditionnelle habillé en rouge.


Samedi était plus protocolaire avec la venue de nombreux ministres et des chefs des villages des alentours en habits traditionnels, plusieurs fanfares étaient alors présentes pour animer le village. Dimanche le village s'est encore retrouvé à chanter toute la journée pour accompagner son défunts jusqu'au dernier moment.


Frankie et Julien nous ont rejoins, samedi soir au village pour passer la semaine ensemble.

Lundi le village retrouvait alors son calme, l'occasion pour nous reposer une bonne fois pour toute.

Dieudonné nous avait tout de meme concocté un petit programme très intéressant. Il est très actif et se donne à 200 % dans la vie de ce village.

Entre un petit tour assainissement où nous avons pu apporter notre point de vue grace à notre expérience acquise au cours de ces 3 mois passés en Afrique Noire, nous avons profité de la quiétude et de la fraicheur de ce village.

Nous sommes tout de meme allés à la cascade d'Akloa (un jour de beau temps nous avons eu de la chance). Une très belle balade dans les montagnes togolaise qui se termine au pied de cette cascade très rafraichissante.

Nous avons eu la chance de faire du chocolat de facon traditionelle : de la fève de cacao jusqu'à la poudre de chocolat. Un grand moment dans notre vie de gros mangeurs de chocolat.

 

Bref nous voici à Accra, chez Maxence De Warren en stage chez Nestlé où la connexion internet est efficace.

Par Aquaba
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Lundi 30 juin 2008 1 30 /06 /2008 15:19

Parce que (même si ça sent vraiment le vacances en France avec le retour du beau temps) le projet Aquaba c’est du sérieux, voici notre petit programme réalisé au Burkina Faso :

 

 

  Bobo Dioulasso :

Mardi 03 Juin 2008 : Rendez vous avec Mr Maxime P. Hien, ingénieur sanitaire, chef de service de l’ONEA (Office National de l’Eau et de l’Assainissement)

Mercredi 04 Juin 2008 : Visite de la future station d’épuration de Bobo Dioulasso (ce sera la seconde du pays). Il s’agit d’une station intensive de type lagunage exclusif.


Mercredi 04 Juin 2008 : Entretien avec Mr Raphaël Bougian du service de l’urbanisme de la ville au sujet de la mise en place des caniveaux et de bassins de rétention des eaux pluviales dans la ville de Bobo Dioulasso.

Mercredi 04 Juin 2008 : Rendez vous avec Mr Evariste Yameogo, chef de service voirie et assainissement, de la cellule PAEPA à la direction des services techniques municipaux de la ville de Bobo Dioulasso.

Vendredi 06 Juin 2008 : Rendez vous avec Mr Victor Zigani, chef de la direction régionale de l’agriculure de l’hydraulique et des ressources halieutiques. Nous nous sommes entretenus au sujet du PN-AEPA (Programme National d’Approvisionnement en Eau Potable et d’Assainissement).

Vendredi 06 Juin 2008 : Rendez vous au Pasub, dont les partenaires techniques sont le CREPA. Le Pasub a mis en place un réseau de mini égouts dans des quartiers de Bobo Dioulasso.

Vendredi 06 Juin 2008 : Entretien avec Mr Ludovic L. Traoré, Sociologue de l’ONEA, au sujet de l’assainissement autonome de la ville.

Banfora :

Lundi 9 Juin 2008 : Rendez vous avec Mr Yssa Yao, coordinateur de l’antenne du CREPA à Banfora.

Lundi 9 Juin 2008 : Visite des latrines Ecosan dans certaines concessions de la ville de Banfora.

 

Ouagadougou :

Jeudi 12 Juin 2008 : Rendez vous au siège du CREPA avec Mr Karim Sawadogo, coordinateur adjoint du programme régional Ecosan.


Lundi 16 Juin 2008 : Rendez vous avec Mme Marie Sondo, ingénieur en Sciences Techniques de l’Eau – Environnementaliste, Directrice de l’Assainissement à la DGRE (Direction Générale des Ressources en Eau).

Lundi 16 Juin 2008 : Entretien avec Mr Raoul Paul I.C. ADJALLA, chef de projet de l’ONG Plan Burkina.

Mardi 17 Juin 2008 : Rendez vous avec Mlle Mélanie Canet, chargée de mission secteur rural à l’AFD (Agence Française de Développement)

Mardi 17 Juin 2008 : Rendez vous avec Mme Rosine Clarisse N. Baghnyan, chargée de projet de l’ONG WaterAid. Nous avons notamment discuté de la notion « d’assainissement total » où aucune subvention n’est versée pour la mise en place d’ouvrages d’assainissement autonomes.

Lundi 23 Juin 2008 : Rendez vous au CREPA avec Mr Narcisse Somda chargé d’un projet de mise en place d’un système de traitement des boues de vidanges dans la ville de Ouahigouya au nord du pays.


Lundi 23 Juin 2008 : Rendez vous avec Mr Marwan Ladki au siège de l’ONG Global Water Partnership.

Koudougou :

Mercredi 25 Juin 2008 : Visite d’une ferme « spiruline » où un projet de réutilisation des eaux usées de la fermes est envisagé.


 

Par Aquaba
Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires - Recommander
Dimanche 29 juin 2008 7 29 /06 /2008 17:52
Ainsi comme l’annonçait l’article précédent nous avons retrouvé Benjamin II mais aussi Mathilde a retrouvé cette pu… de Salmonelle. Nous avons donc rebroussé chemin jusque Ouagadougou pour trouver une clinique où Mathilde pourrait soigner cette maladie une fois pour toute.

Nous avons donc pu regoûter aux joies des gaz d’échappements des scooters filant à toute vitesse dans les rues de la capitale. Nous avons pu aussi regoûter aux sandwichs du maquis d’à coté, maquis qui ferme à 2h du matin tous les soirs où il y a trois types de serveuses d’après les observations (et uniquement les observations) de Benjamin II (qui l’a vraiment beaucoup fréquenté) : la serveuse, l’hôtesse et la péripatéticienne…. Ce maquis nous empêchent quelques fois de dormir par le volume sonore de sa musique africaine. Ainsi nous avons fait notre vrai et définitif « Au revoir africain » à Benjamin II (« africain »,car nous nous sommes promis de nous revoir à Nancy : ce jeune homme fait une formation à Metz à la rentrée).



Ce week end nous avons donc repris notre route direction Sabou la petite ville que nous avions quitté brusquement mercredi matin. L’objectif était de se rapprocher de Koudougou, 3 ème ville du pays tout en passant un week end au calme. Sabou était idéal : à 25 km de Koudougou et situé à coté d’un grand étang, que demande le peuple. Il faut savoir que cet étang fait de Sabou une petite ville à part : il s’agit d’une mare aux caïmans sacrés.


En tant que touristes vous pouvez acheter aux responsables de l’étang un poulet pour qu’ils le donnent à manger à un des crocodiles sacrés. Une fois le crocodile sorti de l’eau (tiré par la queue par une des personnes responsables) vous pouvez regardez cette gentille petite bête manger son poulet et vous pouvez même vous faire prendre en photo à coté. Sur le week end nous avons quand même vu passer une dizaine de groupes de touristes, bref bien assez pour ne pas à notre tour payer pour faire sortir un crocodile « sacré ».

Sinon ce charmant petit bled peut se transformer très vite en enfer quand tous les jours et au moins 20 fois par jour un enfant vient vous voir et vous dit : «  Nassara !!! y’a pas de cadeau ??? » (traduction : le blanc !!! t’as pas ramené un cadeau pour moi ???). Alors au début très poliment, tu leur expliques que : « non il n’y a pas de cadeau » et qu’on ne peut pas faire de cadeau à tout le monde, mais au fil des jours cela se transforme en : « NON !!!!! NASSSARA N’A PAS DE CADEAU ET PUIS C’EST TOUT !!!! »

En tout cas Sabou n’aura pas était une ville porte bonheur pour le projet Aquaba, en effet j’y (Ben), (après Mathilde dans la nuit de mardi à mercredi déjà ici) suis tombé malade. Je vous passe les détails mais je me suis un peu battu contre la fièvre samedi et dimanche et comme lundi cela n’allait pas mieux nous avons donc décidé de rebrousser chemin pour Ouagadougou et retrouver la clinique où Mathilde s’est faite soigner. Après un diagnostic et des analyses précises en laboratoire nous avons décelé le mal, il se nomme shigelle. C’est une petite bébête voisine de la salmonelle. J’avais donc la shigellose. Un traitement à base d’antibiotique capable de tuer tout ça et aujourd’hui je vais déjà mieux.

Nous avons tout de même réussi à aller à Koudougou, ne vous inquiétez pas. Après les deux échecs de l’halte par Sabou nous avons décidé d’y aller directement . On nous avait conseillé d’aller à Koudougou pour sa ferme « Spiruline » où un projet de recyclage des eaux est envisagé pour économiser l’eau.

En effet la spiruline est une algue verte qui pousse en milieu aquatique donc qui demande beaucoup d’eau. La spiruline est très riche en protéine végétale et en vitamines : elle est donc cultivée pour ses qualités nutritionnelles et énergétiques et peut être consommés en poudre (dans la soupe ou la bouillie) ou en gélule.

Voila je pense que vous savez tout sur nos dernières aventures burkinabè… A l’heure où j’écris nous sommes encore à Ouagadougou mais nous la quittons définitivement (et je ne pense pas me tromper cette fois ci) demain pour rejoindre le Togo. Cet article sera donc publié au Togo, 5ème et dernier pays du projet Aquaba
Par Aquaba
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Jeudi 19 juin 2008 4 19 /06 /2008 00:25

Ainsi nous sommes toujours au Burkina Faso (« le pays des hommes intègres »), à Ouagadougou, ouaga pour les intimes. De ce qu’on a pu en voir, c’est une ville très énergique, bruyante et fatigante, à base d’armées de deux roues qui sillonnent la capitale de part en part, esquivés par les vieux taxis vert pomme qui y pullulent.

On y a enchaîné quelques rdv, un peu plus laborieusement qu’au Mali ou au Sénégal. On a eu droit, comme au Maroc, à l’exigence de la fameuse lettre de recommandation de notre école (ou de notre ambassade, ou de l’Agence Française pour le Développement). Mais on a quand même pu tout de même entendre parler de quelques idées intéressantes (qui n’intéressent probablement pas les lecteurs de ce blog), notamment le concept d’assainissement total, où aucune subvention n’est versée. On commence d’ailleurs à se poser des questions sur l’utilité véritable (et les effets pervers) d’un système d’aide qui dure depuis des décennies, mais qui visiblement n’a pas véritablement abouti au développement flagrant du pays.

Pour revenir à des choses plus sérieuses, nous avons le regret de vous annoncer que Ben s’est fait subtiliser son magnifique T-Shirt vert fluo « INCA COLA, LA BEBIDA DEL PERU » que ses amis lui avait gentiment rapporté du pays andin. C’est scandaleux, mais bon c’est l’hôtel le moins cher qu’on ait trouvé. Ce qui gênant c’est que Ben voyage avec peu d’affaires (2 T-shirt ; 1,5 pantalons ; 3 paires de chaussettes qui puent & 1 caleçon). Alors depuis bientôt 4 mois on le voit se balader avec les mêmes fringues, ça va pas arranger les choses.

On est aussi allé voir un site pas loin de Ouaga, un site de roches granitiques où des artistes du monde entier s'en sont donné à coeur joie... c'est beau.
(l'oeuvre ci-dessus se nomme de la mère à la grand-mère, c'est rigolo)

Bref, pour le week-end nous avons mis le cap sur Tiébélé, petit village tout au Sud, pas loin du tout du Ghana. C’était cool, on a passé la soirée avec Bernard (« mais vous pouvez m’appeler Nanard) et quelques autres, dont surtout Hervé le griot du village, Hervé l’artiste, Hervé le sentimentaliste. Nous avons donc été bercé sous les étoiles par les chants d’Hervé, ainsi que par le PATACAISSE (je suis pas trop sûr de l’orthographe), une sorte d’alcool de palme local qui fait mal au crâne. On a aussi découvert (sans goûter bien sûr)  les poches d’alcool (ex : 2 cl de gin). On connaissait déjà les poches d’eau, bien pratiques et économiques par rapport aux bouteilles, mais qui laissent un sale goût de chlore dans la bouche.


A Tiébélé on a également fait un petit tour en vélo jusqu’à la mare aux crocodiles sacrés. Cette mare est assez impressionnante.

La théorie : un type, qui peut être à 50 mètres de la mare, chante pour les crocodiles, en demandant aux ancêtres de bien vouloir sortir. Un des animaux sort, le rejoint, et mange le crapaud qui lui est tendu.

La réalité : il y a bien une chanson, au bord de l’eau, et au milieu de la mare si on a de la chance on peut fugitivement apercevoir un œil qui sort et re-rentre aussitôt. En fait pendant la saison sèche les crocodiles sont dans une autre mare, à 5 km d’ici (ou 100, je suis pas sûr d’avoir bien compris). Ils migrent pendant la saison des pluies (parce que quand il pleut ils peuvent se balader peinard) pour venir ici. Là il avait pas trop plu, et le morceau qu’on a vu appartient à un résident permanent, qui a pas l’habitude de migrer ou de se montrer (un peureux). Retour en vélo sous un soleil suffisamment fort pour faire éclater une roue du vélo de Benjamin. On a également vu une sorte de mine d’or, qui donne pas envie d’être mineur ou fils de mineur. On est aussi rentré dans une cour (une sorte de grande concession familiale groupée autour d’une cour) impressionnante. Les maisons ont différentes formes selon les occupants : carré pour les jeunes couples (considérés comme tels jusqu’à 70/75 ans), rond avec un toit en paille pour les célibataires, en forme de huit pour les vieux. Dans la maison des vieux l’accès est fait de telle sorte qu’une bête sauvage ou un ennemi ait beaucoup de difficulté pour rentrer, il faut se faufiler, se contorsionner et se cogner un peu partout. Les vieux du coin sont souple. Et il y a plein de chouettes dessins sur les murs. Précisons que la famille résidant ici compte 122 membres en son sein, ce qui est honnête.

 

Retour à Ouaga, et là on croise une fois de plus Benjamin. Benjamin c’est le grand voyageur qu’on a rencontré une première fois au Sénégal, puis à nouveau au Mali, où il nous avait accompagné jusqu’en pays Dogon. Nous l’avions quitté alors qu’il partait pour Tombouctou, et c’est lui qui a envoyé un commentaire sur le blog récemment, racontant comment son guide avait essayé de l’empoisonner en plein désert (on a eu le droit aux détails, c’est assez folklo).

 Et donc une fois de plus on se retrouve, cela tiendrait-il du miracle ? En vérité ce miracle s’explique en quelques mots : Guide du Routard. Nous suivons les mêmes pays, et logeons généralement dans l’auberge la moins chère du guide dans chaque coin où on s’arrête. Alors certes la prolifération de ce guide a tendance a beaucoup uniformiser les voyages, mais le côté positif est qu’il permet de croiser de temps en temps des têtes connues (et aussi de trouver facilement un logement correct et pas cher dans toutes les grandes villes, ce qui est très séduisant).


A part ça Ouaga est la ville du cinéma, donc on est allé trois fois au cinéma, et nous avons vu : une grosse daube américaine (le royaume), une petite daube américaine (trouble jeu), et un film sénégalais sur l’excision (moogabe ?), projeté au cours d’une soirée hommage au réalisateur. C’était bien, divertissant et instructif. Mais le public africain rigole un peu pour tous les moments forts (exemple : le mari bat sa femme devant tout le village), du coup des fois ça m’a un peu perturbé.

Nous avons quitté Ouaga mardi, après avoir fait nos adieux à Benjamin (il rentre en France), direction Sabou, pour y passer une nuit et y assister au sauvetage de la France à l’euro (et oui, Ben nous force à regarder le foot).

Je m’arrête là, la suite de nos aventures une prochaine fois, mais sachez juste que contrairement à toute attente nous avons à nouveau retrouvé Benjamin II.

Par Aquaba
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Mardi 17 juin 2008 2 17 /06 /2008 15:52

Et comme Aquaba est composé de trois organismes vivants, qui pour assurer leur subsistance ne cessent de se nourrir pour des raisons biologiques (s’il y a des questions sur ce sujet nous détaillerons une prochaine fois), et puisqu’on se doute bien que tout le monde frétille d’impatience à l’idée de savoir ce que nous avons ingurgité pendant notre mois au Mali, alors d’accord, c’est bon, voici le troisième volet de notre célèbre saga :

 

LE MANGER

 

En arrivant au Mali, nous avons déjà eu le plaisir de redécouvrir le couscous. Il y a le couscous arabe, alors ça on connaît (forcément). Mais il y a aussi le couscous malien, c’est de la semoule de mil avec de la sauce feuille (c’est des feuilles de haricot), ou sauce « gombo », verte et gluante. Bon je sais pas si c’est bon, mais c’est NOURRISSANT, tu en manges à peine et tu peux plus manger (et des fois c’est aussi bien comme ça). Et on nous a également offert lors d’une belle soirée du couscous au lait, vous savez c’est ce qu’on aime pas du tout, Ben a alors déclaré qu’il ne digérait pas le lait, et Gaël s’est soudain aperçu qu’il n’avait plus faim. Mathilde a tout mangé, nous sommes fiers d’elle.

Beaucoup de plats à base de riz forcément, particulièrement le RIZ AU GRAS, qu’on trouve partout. C’est vrai que le nom n’est pas très vendeur pour des français en voyage (exemple : il est midi, la température est à 45°, l’idée de manger te file la nausée, mais ton corps se sent faible, tu t’assieds à une table dans un petit resto, et on te propose joyeusement un RIZ AU GRAS… pas très vendeur). En fait c’est juste une sorte de rizotto.

 

Bon, selon moi nous ne sommes pas des voyageurs de la petite semaine, ou des gros fanatiques des sociétés de consommation occidentales. Toujours est-il qu’en arrivant à Bamako, nous avions une idée fixe en tête : trouver un macdo, c’est la capitale quand même, ça reste envisageable. Et bien apparemment il n’y a pas de fast food américain en Afrique subsaharienne, c’est sûrement une bonne chose, mais quand on passe par des phases de saturation de gastronomie malienne (riz sauce tomate riz sauce arachide riz riz riz), on prie pour que l’hégémonie américaine soit effective.

Puisqu’on en parle, on a quand même fini par trouver un mac donald, au Burkina, mais c’était un faux.

 



On a également goûté la banane alocoh, ou banane plantain. C’est des morceaux de banane fris, c’est plutôt bon (voire délicieux), mais depuis que Mathilde a fait une indigestion (en choppant une salmonelle) par le biais du plat susnommé, la simple évocation de ce met la rend malade (et c’est pas des bagues).

Nous avons également goûté le phaco (pardon, phacochère… vous comprenez quand on est branché on dit phaco).

Pas mal de spaghetti aussi, on peut en acheter dans des sacs plastiques à des stands dans la rue. Des beignets aussi, des trucs comme ça.

Et des mangues, partout, beaucoup, pas chères. Elles sont bonnes, mais on essaie de pas en abuser (pour ne pas trop précipiter la digestion).

 

Et dans le pays dogon, les vieux sont apparemment des FANATIQUES des noix de cola. Une noix de cola c’est très joli, rose/rouge, mais on n’a pas trouvé ça bon du tout. Il faut croire que ce n’est pas de l’avis de tout le monde, car on nous a très chaudement recommandé d’en prendre un ou deux kilo (voire plus) pour notre petite excursion dans les villages dogon, pour les distribuer à qui voudrait. Et c’est vrai que souvent c’est la première chose que nous demandait les vieux qu’on rencontrait (après salutations d’usage bien sûr). Elles sont importées, de Côte d’Ivoire ou autre. Ça nous a laissé une drôle d’impression ces noix de cola.

 

Pour la boisson, déception côté bière, on a pas vraiment trouvé de bière malienne. On trouve partout des Flag et des Castel, mais c’est les bières de l’Afrique de l’Ouest en général.

D’ailleurs on s’est rendu compte que la simple vue d’un panneau jaune Flag en plein cagnard donne immédiatement envie de consommer. Ça marche aussi pour Coca, qui eux sont vraiment partout, et ici plus qu’ailleurs ne lésinent pas sur la pub. Ben a récemment décider de tenter une semaine sans coca, pour voir s’il était devenu totalement dépendant ou s’il lui restait une petite chance.

Après il y a la bière de mil, le dolo, produit et vendu de manière artisanale, souvent dans les quartiers cathos. C’est tiède.

 

Ah j’oubliais : la mayo. Les maliens adorent la mayonnaise, particulièrement en début de journée. Ainsi il n’est pas rare que le pot de mayo format famille nombreuse fasse partie du nécessaire à petit déjeuner, permettant de se faire de gigantesques tartines. Il faut avouer qu’on a pas encore accroché pour l’instant.

 

 

Après lecture de cet article, vous pourriez croire que nous souffrons de malnutrition. C’est faux, j’en rajoute un peu forcément, on se régale souvent. Certes nous avons tous perdu du poids, mais c’est aussi dû à la chaleur et au voyage.

Pour les amateurs de photos, bah oui y en a pas beaucoup, on a pas souvent l'appareil photo au resto.
Alors du coup je vous présente quand même l'arbre à casquette de bobo, suivi d'une réclame pour la médecine raditionnelle... chinoise.


Par Aquaba
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 10 juin 2008 2 10 /06 /2008 18:46

Depuis lundi 2 Juin 2008, Aquaba a posé le pied dans le 4ème pays de son étude : le Burkina Faso.Au fait pour ceux qui ne seraient pas encore au courant le 5ème pays ne sera plus le Cameroun mais le Togo. Et oui y'a que les cons qui ne changent pas d'avis... Non, c'est surtout le prix des billets d'avion pour le Cameroun qui nous a refroidi...


Nous sommes allés directement à Bobo-Dioulasso deuxième ville du pays avec un peu plus de 400 000 habitants.

Aux vues de nos premiers jours au Burkina, il nous semble que la religion musulmane est une moins grande importance dans le pays : il y a des bars, buvettes, maquis à tous les coins de rue..

En plus le Burkina brasse deux bières, après le Sénégal où nous avons découvert la Gazelle voici la Brakina et la So-B-Bra...

La ville de Bobo (c'est comme ça que tout le monde l'appelle... on ne va pas s'en priver) se situe au sud Ouest du pays, donc encore un peu plus loin du désert et un peu plus près de l'équateur. La région y est donc plus verdoyante, il y a beaucoup d'arbres dans la ville pour nous protéger du soleil.

Apparemment c'est la ville des artistes. Il y a beaucoup de joueurs de djembé mais aussi et surtout de balafons l'instrument local. Il y a également de très talentueux sculpteurs de bronze (et Mathilde pourra en témoigner) et de bois.

Bobo est devenue un des lieux touristiques du pays, vendeurs de souvenirs se sont donc multipliés devant les hôtels de la ville. Les deux premiers jours ressemblaient un peu au souk de Marrakech : « Viens faire un tour dans ma boutique... Le plaisir des yeux », «  viens par ici c'est moins cher ».

Bref avec un brin de patience et de courtoisie nous nous sommes fait connaître des vendeurs et avons même sympathisé avec l'un d'entres eux.

Nous avons pu entrer dans la mosquée en banco de la ville.

Architecturalement parlant cela ne vaut pas nos plus belles cathédrales françaises mais ce fut très intéressant de découvrir l'intérieur du lieu de culte d'une religion que nous connaissons mal et que nous côtoyons pourtant depuis plus de 3 mois maintenant.

Bon sinon parlons assainissement un peu. L'ONEA (Office National de l'Eau et de l'Assainissement) en charge de l'assainissement de la ville est en train de construire une station d'épuration de type lagunage. Nous avons eu l'honneur de visiter cette station en cours de réalisation. Il faut dire que ce sera le second grand ouvrage d'assainissement collectif du pays, après la station d'épuration de la capitale.

Entre tourisme et rendez vous « Assainissement » nous avons donc passé 6 jours à Bobo.

Après Bobo, Direction Banfora encore plus au sud du pays.
Banfora est une grande ville du pays aussi (environ 40 000 habitants!!!).
Nous y sommes allés car comme à Fana au Mali il y a une antenne du CREPA là bas.
Par chance Banfora est aussi un lieu réputé touristique du pays.
Nous avons passé deux nuits dans cette sympathique bourgade.

Nous avons même réussi à nous lever tôt pour aller voir les hippopotames.

Nous sommes montés dans une petite pirogue dans laquelle on nous a emmené à coté d'une belle famille d'hippos. ça a beau être très mignon avec ses petits oreilles et ses petites narines qui crachent de l'eau pour respirer, ça reste un animal sauvage de plus d'une tonnes qu'on ne voudrait pas trop déranger : c'est assez impressionnant. Apparemment nous ne les avons pas trop déranger, ils sont restés très sages avec nous.



Nous sommes aussi allés voir les chutes d'eau où Gaël en a profiter pour faire un petit plouf (notez la présence de sa nouvelle casquette qui lui va comme un gant)

et où Mathilde nous a fait une très belle imitation de notre cher ami Gaël.


Malheureusement pour moi, le rendez vous avec le CREPA était à 16h hier (18h heure suisse) et je ne pouvais pas rater le premier match de l'équipe nationale à L'Euro 2008.

J'ai donc abandonné lâchement mes collègues de projet pour aller voir le match dans un « Club ». Un club c'est en fait un endroit où tu payes 100 FCFA (c'est à dire presque rien) pour voir le match dans la cour d'une personne qui possède Canal + horizon.L'ambiance était un peu bizarre, tout le monde ne soutenait pas la France, certains étaient même plutôt contre les français.

Et voilà...depuis cet après-midi nous sommes à Ouagadougou, capitale du pays.

Par Aquaba
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander

projet Aquaba

  • : Le blog d'Aquaba
  • aquaba
  • : Voyages
  • : 3 étudiants de L'ENSAIA racontent leur voyage de 6 mois sur le continent Africain autour de la thématique de l'assainissement de l'eau

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus